Prix Femmes de Santé 2026 : quand remettre l’humain au cœur du soin devient une récompense

Traiter la douleur, ce n'est pas faire plus. C'est éviter de faire trop tard.

femmes de sante 2026 - christine leveque

Le 21 mai 2026, sur la scène de l’Agora de la Fédération Hospitalière de France lors de SantExpo, le Dr Christine Lévêque, chirurgienne gynécologue et fondatrice du Centre Résilience à Aix-en-Provence, a reçu le Prix Femmes de Santé 2026. Une reconnaissance qui dépasse une trajectoire personnelle. Elle valide une conviction portée depuis des années : la douleur pelvienne chronique des femmes mérite autre chose qu’un diagnostic en cinq minutes et une ordonnance.


Ce prix, nous souhaitons vous expliquer ce qu’il représente vraiment — non pour en faire l’écho d’une cérémonie, mais parce qu’il articule exactement ce que nous construisons chaque jour au Centre Résilience, et pourquoi cela change concrètement la vie de nos patientes.

Pourquoi ce prix, et pourquoi maintenant ?

Une femme sur cinq souffre de douleurs pelvi-périnéales chroniques — en silence

La douleur pelvi-périnéale chronique touche près d’une femme sur cinq.
Derrière ce chiffre : des années d’errance diagnostique, des examens répétés, des chirurgies parfois inutiles réalisées trop tôt ou trop tard, et surtout une vie qui se rétrécit progressivement — professionnellement, socialement, intimement.

L’endométriose, les douleurs vulvaires chroniques, la névralgie pudendale, le syndrome douloureux vésical, la dysménorrhée réfractaire : ces pathologies partagent un dénominateur commun. Elles touchent exclusivement ou majoritairement les femmes. Elles sont longtemps mal diagnostiquées. Et elles nécessitent une prise en charge qui dépasse largement le seul geste chirurgical.

Le Prix Femmes de Santé : une reconnaissance de l'engagement, pas de la performance

Décerné par Le Quotidien du Médecin DPC dans le cadre de SantExpo — le premier salon européen des professionnels de santé — le Prix Femmes de Santé récompense chaque année des médecins et soignantes dont l’engagement transforme concrètement le système de soins.

La distinction accordée au Dr Christine Lévêque salue une approche qui a mis des années à s’imposer face aux logiques institutionnelles dominantes : celle du parcours biomédico-psychosocial de la douleur, qui place la qualité de vie de la patiente — et pas seulement la lésion à traiter — au centre de la décision médicale.

PRIX FEMMES DE SANTÉ 2026 – en chiffres

  • Organisé par Le Quotidien du Médecin DPC, partenaire de SantExpo
  • SantExpo : premier salon européen des professionnels de santé, Paris
  • Fédération Hospitalière de France (FHF) : partenaire institutionnel
  • Remise sur la scène de l’Agora FHF, devant les professionnels du secteur
  • Dr Christine Lévêque : fondatrice du Centre Résilience, Aix-en-Provence — 8 ans de spécialisation en douleur pelvi-périnéale et endométriose

Ce que cette distinction valide : le modèle de soins que nous construisons

La douleur est multidimensionnelle. Sa prise en charge doit l'être aussi.

C’est la conviction fondatrice du Centre Résilience, et c’est ce que le Prix Femmes de Santé 2026 reconnaît. Une douleur pelvienne chronique n’est pas seulement une lésion à opérer ou un symptôme à masquer. Elle engage le corps, le système nerveux, la psyché, le contexte de vie, les relations. Elle nécessite une réponse aussi complexe qu’elle.

C’est pourquoi nous avons construit un modèle de soins qui articule quatre niveaux d’intervention, dans un seul parcours coordonné :

  • Traitement de la maladie sous-jacente : endométriose, fibrome, prolapsus, pathologie vulvaire — avec toute la rigueur diagnostique et chirurgicale que cela exige
  • Chirurgie intégrée et préparée : ni premier recours, ni dernier recours — un acte pensé en amont, accompagné en aval, dans un parcours dont il est une étape, pas une conclusion
  • Désensibilisation du système douloureux : rééducation pelvi-périnéale, neuromodulation, traitement neuropathique — parce que la douleur chronique reconfigure le système nerveux et nécessite une prise en charge spécifique au-delà de la lésion
  • Renforcement des compétences psychosociales : psychologie, éducation thérapeutique, accompagnement de la qualité de vie — parce qu’une patiente qui comprend sa maladie et dispose d’outils pour y faire face guérit mieux et rechute moins

"La chirurgie n'est ni un dernier recours, ni un acte isolé"

C’est l’une des phrases les plus importantes de la philosophie du Centre Résilience — et l’une des plus contre-culturelles dans un milieu chirurgical traditionnel. Trop souvent, la chirurgie est soit proposée trop tôt (avant que les traitements conservateurs aient été réellement optimisés), soit proposée trop tard (après des années de souffrance pendant lesquelles le système nerveux s’est sensibilisé et la douleur est devenue autonome).


Notre modèle inverse la logique : la chirurgie est intégrée dans un parcours pensé en amont et en aval. Elle est préparée (bilan pluridisciplinaire, optimisation de la douleur préopératoire, préparation psychologique), accompagnée (rééducation post-opératoire précoce, suivi douleur) et contextualisée (objectifs de la patiente, projet de vie, fertilité).

« Notre conviction est simple : la douleur est multidimensionnelle. Sa prise en charge doit l'être aussi. »

Ce prix n'est pas celui d'une chirurgienne. Il est celui d'une équipe et de ses patientes.

Le Dr Lévêque l’a dit clairement lors de la remise du prix : cette distinction appartient à trois cercles.

Les patientes — les vraies architectes de ce modèle

Ce sont elles qui ont montré, par leurs parcours, que la prise en charge standard était insuffisante. Des femmes qui arrivaient après 7, 10, parfois 15 ans d’errance diagnostique. Des femmes opérées plusieurs fois sans résultat durable. Des femmes dont la douleur avait été renvoyée à la psychologie ou à l’imaginaire.


Leur confiance — accordée là où d’autres parcours avaient échoué — a obligé l’équipe à construire quelque chose de différent. Le modèle du Centre Résilience est né de l’écoute de ces femmes, pas d’une théorie.

L'équipe du Centre Résilience

Le parcours biomédico-psychosocial que nous proposons ne fonctionne que parce qu’une équipe entière le fait vivre au quotidien : chirurgiens gynécologues, médecins de la douleur, kinésithérapeutes pelvi-périnéaux, psychologues, diététiciens, infirmières coordinatrices, sophrologues. Chaque maillon est indispensable.


Ce n’est pas un organigramme — c’est une culture commune. Celle du soin holistique, de la concertation pluridisciplinaire, et de la conviction que la qualité de vie est un objectif thérapeutique à part entière.

Les partenaires engagés

Vie & MOI, Endomind, EndoSud PACA, Vénus à Fleur de Peau, POP France, La Niaque, le CNGOF, Convergences PP : des associations de patientes et des sociétés savantes qui portent, chacune à leur façon, la transformation d’un modèle de soin trop centré sur la lésion et pas assez sur la personne.

Qu'est-ce que le parcours biomédico-psychosocial concrètement ?

Ce terme clinique mérite une explication accessible, parce qu’il désigne une réalité que vivent chaque semaine nos patientes.

Biomédical : traiter ce qui peut l'être

C’est le socle. Diagnostiquer précisément la pathologie — endométriose profonde, fibrome, prolapsus, syndrome douloureux vésical, lichen scléreux — avec les outils d’imagerie adaptés (IRM protocole dédié, échographie intégrative). Opérer quand c’est indiqué, avec les techniques les plus précises disponibles (coelioscopie, chirurgie robot-assistée). Proposer des alternatives non chirurgicales quand elles existent (Bulkamid®, myolyse par radiofréquence, toxine botulinique).

Psychologique : traiter ce que la douleur fait à la personne

La douleur chronique n’est pas seulement physique. Elle reconfigure le système nerveux central (sensibilisation centrale), génère de l’anxiété et des états dépressifs réactionnels, altère l’image du corps et la vie intime. Ignorer cette dimension, c’est soigner la moitié de la patiente. L’accompagnement psychologique, les thérapies cognitivo-comportementales spécifiques à la douleur chronique, et l’éducation thérapeutique font partie intégrante du parcours.

Social : traiter l'impact sur la vie

L’endométriose invalidante, la douleur pelvienne chronique et les troubles du plancher pelvien ont un impact professionnel, social et relationnel documenté. Absentéisme, isolement, tensions dans le couple, renoncement aux activités de vie : ces conséquences font partie du bilan initial et des objectifs thérapeutiques. Le parcours de soins inclut une réflexion sur la reprise d’activité, les aménagements professionnels, et le projet de vie global de la patiente.

LE PARCOURS EN PRATIQUE AU CENTRE RÉSILIENCE

  1. Consultation initiale longue (60 à 90 min) — bilan global biomédical, psychologique et fonctionnel
  2. Bilan d’exploration — imagerie dédiée, bilan urodynamique, bilan psychologique
  3. Réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) — décision collective
  4. Plan thérapeutique co-construit avec la patiente — objectifs, préférences, projet de vie
  5. Traitement — médical, chirurgical, rééducation, accompagnement psychologique
  6. Suivi structuré — plateforme numérique, consultation post-thérapeutique, ajustement

Si vous vous reconnaissez dans ces valeurs : vous avez votre place

Le Prix Femmes de Santé 2026 n’est pas une destination — c’est une étape dans une transformation plus large du système de soins. Une transformation qui ne peut pas se faire sans vous.

Si vous êtes patiente et que vous cherchez une prise en charge qui vous écoute vraiment, qui traite votre maladie ET son impact sur votre vie, une consultation au Centre Résilience peut être un nouveau départ.

Si vous êtes soignant(e) et que vous partagez cette conviction que la qualité de vie est un objectif thérapeutique, rejoignez notre réseau. Nous formons régulièrement des professionnels à l’approche intégrative des douleurs pelvi-périnéales.

Si vous êtes institutionnel ou partenaire et que vous croyez que les lignes peuvent bouger : nous avons besoin de vous dans cette transformation.

Ensemble, on va plus loin.

CENTRE RÉSILIENCE – AIX-EN-PROVENCE
Bastide d’Axium — 31 Avenue de Lattre de Tassigny, 13090 Aix-en-Provence

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